• Je traverse ces couloirs nuit et jour
    Sent ton dernier souffle près de ma joue
    Vois ton sourire source de nos moments fous
    Joie et tristesse pour faire revivre cette amour

    Imaginé au seuil d'un échange sans foi
    Crève l'écran de nos fragments d'oraisons
    Partager à deux au moment de vivre la saison
    Chaude à chaque minutes de ces longs mois

    Où toi tu vivais des instants dignes des rois
    Cachés entre nos regards forts secrets
    Chuchoter à l'oreille quand le temps s'arrêtait
    Nos songes légers s'envolaient sur les toits

    Jardins perdus au fil des années d'émoi
    L'énergie se disperse lorsque la foule se lève
    Au cœur d'anonymes transitent nos rêves
    De ceux-là même source de retour sur soi.

     

     


    votre commentaire

  • Lumières passées par des sens d'illusion
    Formulation luisante des ondes parasitées
    Par ces long segments instantanés
    Déformés aux moments de longer les ponts

    La source colorée traverse la focale
    Se disperse de part et d'autre de la nuit
    Pour éclairer quelques mots tracés aujourd'hui
    A la craie blanche sur le tableau de ma salle

    Les vibrations de l'air demeurent invisibles
    Pourtant ce sont elles qui déforment nos maux
    Elles atteignent nos sens les plus profonds très tôt
    Pour calmer nos ardeurs en déjouant l'impalpable

    Les courants amènent à mes pieds des notes
    Ramassées le long des berges les plus lointaines
    Où personne à ce jour ne connaît la peine
    L'émotion une fois jouée nous emporte.

     


    2 commentaires

  • A force de chanter aux pieds des monts
    J'ai vu à un moment les rayons se lever
    Il y en avait tant et tant que tout était éclairé
    Je voyais encore cette planète rouge tout au fond

    Nulle âme en ce théâtre désert pour se sauver
    Le silence régnait sur ce décor nourrit pas l'absence
    D'êtres et d'herbes pour colorer ce lien d'incandescence
    Toutes formes, tous pas à un endroit posé s'effaçait

    A bien écouter seul le battement de mon cœur s'entendait
    Et puis ce contraste faible entre ciel et terre
    Peu à peu se développait lorsque se levait la lumière
    Les couleurs du tableau lentement me revenaient

    Chaque formes au bout de tout ce temps se personnalisées
    Les dunes de la vie se voyaient de loin
    De l'ensemble j'y voyais les lignes de ma main
    Les creux entre chacune dessinaient des parcours oubliés.

     


    1 commentaire

  • Sans la pluie ici bas comme elle était en l'air
    Espérant que la nuit ne fut aussi longue hier
    A entendre les paroles sorties du quai d'une gare
    L'errance devient quotidienne loin des immeubles en barre

    Les étoiles autrefois nous montraient la route des saints
    Elles éclairaient les chemins du soir au petit matin
    Habillé de noir les branches des arbres remuaient
    Tels les bras des monstres elles nous entouraient

    Un éclair parfois traversait l'horizon
    Nous laissais imaginer le lointain de mille et une façons
    D'un pas régulier en aveugle j'avançais
    D'immenses ténèbres parfois m'approchaient

     

    Pour aller d'un point à un autre je crois
    Qu'autour de nous il y a une infinité de voies
    Sur les plus courtes nous croisons la banalité des aimants
    Sur les plus longues rencontrons le néant.

    A chacun de savoir ou de naviguer à vu
    L'Autre est toujours ce grand inconnu
    Des ailes d'anges parfois nous rêvons
    Pour passer de ce monde de terre vers l'Oblivion.

     

     


    votre commentaire

  • Donne moi un peu de ce rien pour continuer matin jusqu'au soir
    Imagine alors ces formes ce regarder les unes et les autres
    Aucunes ne s'attendaient à ce voir dans cette phrase, cette histoire
    Déposés tendrement entre ces mots doux qui étaient les nôtres

    Les trous, les silences abritent dans des coins de pages
    Les plus sombres visages cachés entre les mains
    Pour découvrir de meilleurs lendemains à la marge
    Mais en fait dans le fond il n'en est rien

    Panses vides et cœur chagrin transformé
    Des tripes il en fallait pour affronter ses propres peurs
    Enfouies dans une conscience au reflet de sourires enchantés
    Les corps se lassent de tout sauf des caresses en chœur

    Abondent les plaisirs au creux de mes rêves
    Couchées dans l'herbe les paroles de velours
    S'écoulent dans mes oreilles de façon brève
    Plutôt que de ramper la foule alentour parle d'amour

    Devrais-je encore dans le noir t'observer ?
    Inutile de chercher notre miroir une fois celui-ci traversé
    De l'autre côté l'envers des scènes tend à se fixer
    Sur ma rétine surgissent des flashs jusque là occultés.

     

     


    votre commentaire