• Dans quel pays se trouvent les larmes lourdes
    Tombées de visages aux traits inconnus
    Sous un ciel de soleils centenaires mis à nus
    Les formes là varient pour qui veut s'absoudre

    A la faible lueur qu'un souffle pourrait détruire
    L'écho perdu venu seul d'une autre terre
    Tout droit sortie d'un féroce enfer
    Que chacun se dit entendre bruire

    Asphyxié par une trop forte consommation d'air
    Les corps mourant à mille pieds loin en arrière
    Dans un laps de temps seront finies les prières
    Les sons de l'homme étoufferont dans sa chair

    Qu'importe ces fourmis rouges que l'on enterre
    Elles se valent toutes vue du cockpit
    Des formes humaines délétère maudites
    Poursuivent des normes de monde austère.

     


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  •  

    Et quand le vent soufflera sur ces taires
    Alors peut-être à nouveau la parole sortira
    D'un ton beau à nul autre pareil tu palliera
    Pour chanter en chœur devant des fleurs sorties de terre

    Brûle dans votre pourpoint noble couleur de geai
    Attaché à ce corps fardé de blanc aux formes rares
    Il tourne seul vers une lueur en extinction
    Pour capter des ailes venues d'un ciel dérangé

    Des phares surgissent d'un destin apprivoisé
    Raturent sans foi en aveugle les jours de charme
    De ceux que même les enfants désarment
    Et vident de leur sens même les plus beaux baisés


    Règne aujourd'hui un parfum venu des fossés
    D'où émergent des pétales aux senteurs perdues
    Prostré en noir et blanc pour un rêve d'inconnu
    S'il doit renaître un jour le cœur blessé

    Une part de vie fuit doucement dans l'abîme
    En un battement de paupière les images défilent
    Outrepassant les thèmes crus sur mon île
    J'ignore la splendeur des roses sans épines.

     

     


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  • J'en ai tant vu partir au vent
    Le dos courbé la face cachée
    La tête baissée à vingts ans
    A quoi bon d'un ton las ils répétaient

    Plus rien ne vaut la peine pensaient-ils résignés
    Dans leur voiture grise achetée à crédit l'an dernier
    Vitres baissées en roulant l'odeur des pins rentrait
    Alors que l'aube d'un été à peine se levait

    La nature les avait disaient-ils compris
    Tout il fallait faire pour les anciens
    Construire leur monde que nénni
    Reproduire les actes répétés pour satisfaire leur bien

    Dans ce cadre doré leur loi s'anoblit
    Les années déferlent depuis la reptation
    Des idées toutes faites aux heures de manipulation
    Pour nourrir leurs aïeux au pied du lit.

     

     


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  • Les secousses du cœur s'alignent sur les battements
    Projetés contre des bribes de corps vides libres au vent
    Les pensées claires prennent forme en musique à notre oreille
    Elles déambulent en ma tête pleine m'émerveillent
    Sous des trajectoires où se mesure le faux du vrai
    D'une fuite infinie engager vers un absolue blanc
    Au reflet parfois luisant dans un tunnel étoilé

    La sortie imaginée apparaît à l'aune mise au ban
    Des regrets pourtant si lointains venus d'une autre ère
    Qu'on pouvait y résister dans le laps de temps
    Dédié aux annonces cruelles pourtant claires

    Semées dans un champs de doute où se récoltent
    Des formes de vies complètes de désillusion
    Entre deux pages sèchent des feuilles mortes
    De pétales pour limiter l'ennemi trahisons
    D'un nous où perle l'envie au coin des tiges serviles
    Encore fraiches et vertes de ces instants fragiles.



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  • Mes mots sourds fragmentent mes pensées
    A n'en plus douter dès lors l'erreur s'est humanisée
    Les courbes lisses de ton corps égalisées
    Durent sur ton front plissé des formes ridées

    L'écorché vif se traine dans les dédales des quartiers
    Dissipe ses peurs d'inconnu à n'en pas douter
    Pour seul terrible mystère sa réelle durée
    Contre l'asphyxie il vaut mieux marcher

    Peut être qu'un bol d'air l'amène à se renouveler
    De son intérieur pourtant serpentent les alizés
    Ses vents lointains auraient pu l'envoler
    Car nullement si bas il aurait cru entrer

    Les roues des camions tournent pour te transporter
    Dans le feu d'une action librement inspirée
    Parcourir l'amour monstre pour œuvrer
    Dans un sens ici ou là tout est à recommencer.



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