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A nul autre n'oublie | 19 janvier 2010

De la même couleur que l'aigue marine
Cette lumière brille sur sa poitrine
Un coup du sort venu d'un autre âge
Traverse nos faibles chairs en esclavage

Neige fondue par delà les plus hauts monts
Demeures entourés de pierres pour l'oraison
Là vivent parfois des sortes d'hommes
Plus rien d'anodin dans leur cœur résonne

Une fois certaines routes traversées
L'air si pur après avoir tant manquée
Fini par perdre toute sa valeur passée
Les sons se dispersent et les laissent muets

La force ancrée dans leur intérieur
Ne laisse plus apparaître aucun leurre
Laissez passer les images des anciens pays
Où l'on croyait pourtant amener la vie.

 

Publié par Dhimwoe à 05:30:38 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Le vent des vagues | 05 janvier 2010


Quai à flot bateau vide pense à l'absent
Cet épique voilier grand et blanc
Où ensemble nous naviguions aisément
D'un bout à l'autre du firmament

Encore subsiste ce soupçon de néant
Il nous pousse la nuit vers un nouvel océan
Où l'on nage heureux cœur battant
Loin des côtes face aux quatre vents

Attachés à nos idées préconçues
Ancré dans le jeu de ces rébus
Pour garder enfermé une part d'impromptu
Graver à la fin dans le marbre et jamais su

Comme s'il y avait là la peur d'être déchu
D'un trône où jamais on ne voulait être vu
Image imprimée dans un inconscient imprévu
Calqué sur une forme de vérité tue.

 

Publié par Dhimwoe à 06:30:04 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Rien ne sert de mourir... | 15 décembre 2009


L'absence se dispose dans le néant
S'effacent les dernières braises
De cette chaleur que j'aimais tant
L'espace s'étale infini au-delà de cette falaise

Jeter ces derniers mots au fond de mes pensées
Arrimées vainement au creux de ces images
Brèves et pourtant touchantes dans mon passé
Imprégné de chaines arrachées pour devenir sage

D'autres songes s'ébranlent au creux de mon âme
Dans ces endroits sensibles où naissent les rêves
Illustrés en couleur dans un moment calme
Au son doux de ta voix lisse s'achève

Les veines profondes pleines de sang blanc
Ignorés dans un ailleurs baigné de croyances
Sources d'une foi limité aux savoirs d'antan
Mêlé parfois de vérités, défenses de ta démence.

 

 

Publié par Dhimwoe à 05:08:57 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Dans tes moments | 30 novembre 2009



Dans ton hivers, du début de la nuit à l'aube
Je t'entends hurler la haut sous ce toit immense
Abreuvé d'un inconnu mystère source de ma démence
Parjures infinis au fond du puit rodent

Des images des couleurs sorties d'un semblant de besoins
Dont personne ne sait s'ils seront satisfaits un jour
Lorsque viendra le moment de quitter la troisième cours
Où t'écoutes des murmures venus de loin

Tu dépeints et tu peines de façon cruelle
Baisse là ta garde, ce bouclier d'airain
Encore une fois bouché pelle-mêle

Par des voix, légères mais jamais comprises
Faute d'avoir pris le temps de s'en approcher
Pour donner la monnaie avec plus de clarté
A ces strophes relus jamais apprises

Voilà l'effroyable qui arrive sur ta route
Encore dans l'ombre tu admires ses contours
Le reste sous des étoiles appel à l'amour
Au bord du noir il t'éclaire coute que coute.

 

Publié par Dhimwoe à 05:37:53 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

L'age noue | 22 novembre 2009


L'interminable parfois me rend malade
Si noble et si belle vêtue de tes larmes
Dans un tout caché défendu par nos armes
De pureté vraie dans l'espace que tu regardes

Victime de serments tendus en des yeux clairs
Plus gros que le cœur ancré dans la franchise
Des histoires tendres autrefois apprises
A la douceur des paroles de nos pairs

Loin des clochers d'antan qui nous faisaient taire
Échangées hier encore le prix des promesses
Courraient tout le long de songes revus à la baisse
Toujours à l'horizon des soleils au rayon vert

S'inclinent les jours de joies et de beauté de rêves
Où l'on est seul face aux dernières lueurs
De mots innocents jamais dits par peur
De se retrouver loin d'un espoir qui nous crève

Tatouage sur peau satinée d'une étoile
En signe de passage vers un nouvel horizon
Dont personne ne voit vraiment la raison
Dictée par ce déni de lever ton voile.

 

 

Publié par Dhimwoe à 08:09:15 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

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