• Des pensées en continu traversées par ton regard
    Des jours entiers sur une scène prise au hasard
    Viennent des images où tu te plait à passer
    Crève l'écran de mes songes asphyxiés

    Esprit brûlant fait d'une matière glacée
    Où se reflète en or les milles facettes
    De nos vies composés de phases muettes
    Et un instant pourtant suffit à effacer

    Pour à nouveau retourner dans un pli
    Pour freiner ta part d'inconnu qui m'emplit
    Désorienté par ces sentiments sortis de l'oubli

    La logique construit les barreaux de ma cage
    Envolée elle laisse place à l'envie d'un rivage
    Et explorer ces terres d'antan laissées pour mortes
    Parce qu'inconsciemment détenue derrière ta portes

    Se défendre de quoi d'autre que de ce Moi
    Celui là même qui parfois cri aux abois
    Enfermé dans une cellule des plus grises
    Où parfois la nuit mes rêves m'enlisent

    Pour peu s'il le faut je m'en irait
    Sur des chemins vierges de mes traces
    Pour construire une par de soi avec toi
    Qu'il en reste un peu avant que je ne m'efface.

     

     


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  • Autour de nous sombre l'esprit des matins
    Horrible paraît la vie au milieu des terres de cauchemars
    Taire en aveugle, enfermés gueux dans cette tour d'Arain
    La fin des mots engendre le tout début des regards

    Derrières ces derniers murmures s'écoulent de merveilleux moments
    D'en être exclue je me regarde à l'aube d'un nouveau jour
    Jamais réveillé si prêt d'un drame d'antan
    A mes côtés gisent en pièce des astres d'amours

    Ignorer leur sérieux où vogue ton secret chemin
    Sous le ciel roulent en frisson les battements de tambours
    Source de ta blancheur honnis par ton chagrin
    Enveloppé de pétales de lys pour montrer ta bravoure

    Celle-là même qui fit de toi un ange au linceul blanc
    Toujours en partance sur le quai d'une gare
    Tête tournée vers cette horizon dément
    Prête à suivre des caresses au hasard.

     


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  • De la même couleur que l'aigue marine
    Cette lumière brille sur sa poitrine
    Un coup du sort venu d'un autre âge
    Traverse nos faibles chairs en esclavage

    Neige fondue par delà les plus hauts monts
    Demeures entourés de pierres pour l'oraison
    Là vivent parfois des sortes d'hommes
    Plus rien d'anodin dans leur cœur résonne

    Une fois certaines routes traversées
    L'air si pur après avoir tant manquée
    Fini par perdre toute sa valeur passée
    Les sons se dispersent et les laissent muets

    La force ancrée dans leur intérieur
    Ne laisse plus apparaître aucun leurre
    Laissez passer les images des anciens pays
    Où l'on croyait pourtant amener la vie.

     


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  • Quai à flot bateau vide pense à l'absent
    Cet épique voilier grand et blanc
    Où ensemble nous naviguions aisément
    D'un bout à l'autre du firmament

    Encore subsiste ce soupçon de néant
    Il nous pousse la nuit vers un nouvel océan
    Où l'on nage heureux cœur battant
    Loin des côtes face aux quatre vents

    Attachés à nos idées préconçues
    Ancré dans le jeu de ces rébus
    Pour garder enfermé une part d'impromptu
    Graver à la fin dans le marbre et jamais su

    Comme s'il y avait là la peur d'être déchu
    D'un trône où jamais on ne voulait être vu
    Image imprimée dans un inconscient imprévu
    Calqué sur une forme de vérité tue.

     


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