Tant pis pour le fil blanc Coupé trop court en ce mois d'été Où tout peut-être dans le vent Et rien ne ressort de mes plaies Ignorer les linceuls transit en errance Découper les phrases et regarder les mots Pour mieux appréhender ta peau Et jouer dans...
Quête infini découpées par des lames Les joues fissurées froides et pâles Giflées chaque jour par le vent en râle Descente sempiternelle des larmes Démonter forteresses et Donjons Dans un univers ludique virtuel Pour rajouter ici bas un peu de sel A la...
Vallée du lys pour apaiser mes tourments d'âme Destinées à une voie cachée dans ce nuage De ceux dont tu attends les surprises du rivage Allongée sur un rocher brûlant sèche tes larmes Au loin dans un coin invisible j'entends la cascade Endroit froid...
Sur des formes vernies de couleurs fades Je drappe nos voix d'un air de silence Si jamais d'aucun ce jure par l'absence Je reviendrais sur mes idées de malade La sang d'encre s'écoule la plaie reste ouverte De ce duel verbale reste des sanglots Rouge...
Couper au matin ces sensibles chaines A la lueur d'une flamme toute ondulée Le regard perdu jusqu'au bout de mes rêves Au milieu desquels circulent des cellules empoisonnées L'idée de perdre récolte une forte audience Les mots à moitié cachés s'échangent...
Mes déplacements en borderline s'enchainent Sous les spots brulants étoilés de la lumière Intensité légère raisonnée par des formes Rouages silencieux attisés par la norme Défi insensée lancé dans l'air du temps Pour un instant seulement accroché à son...
Cela fait longtemps qu'au bout de cet enfer Maintenant blanc comme neige, j'ai trouvé mon île A tire d'aile applati souffle coupé tu arrives à l'il Et toi mon elle me laisse tournoyer seul dans l'air Tourner en rond pour rouler les R Loin des regards...
S'égrainent les minutes et les secondes à t'attendre Devant le mur gris où tant d'êtres ce sont un jour arrêtés Le regard plein d'espoir avec de beaux habits griffés Leur sac rempli de fruits mûr et de viande tendre Imaginé l'inconnu est chose devenu...
Asphyxié par ces étranges nuages de gaz Corps convulsés, mouvements saccadés, regard perdu Vibres les sirènes tout prêt d'un air entendu L'alarme a été donnée du sommet à la base Rues desertes, places vides à l'heure du déjeuner Pour de vrai, pour de...
Papillon crayonne dans le vent Au grè de mon âme et de son ascendant Sous les lumières ombrées du soir A trop vouloir recouvrir son chagrin de désespoir A l'entrée les titres personnelles s'allongent Dans vos mots emberlificotés s'emplie l'éponge De souvenance...
La horde des princes tristes nourrit mon errance Dans moins de deux les étoiles cesseront de briller Toute fin engendre en elle un commencement ignoré Avance jusqu'au précipice, la solitude vient après l'absence En fin de tout, de nul part surgit le néant...
Entre la mort facile et le vide Autant dès le départ choisir les deux Si cela est impossible ou perfide Alors sur le champs fais un voeux Une ode aux caresse fébriles Capter dans le regard de tes yeux Où les pointes noires dérivent sur ce fil Dans l'instant...
Qui donc chassera les loups demain ? Assoifés toutes les nuits de chair et de sang Ils courent les steppes et les rues de tout temps Le regard intérieur ancré sur leur faim Des visages décomposés les regardent amer Ils se taisent la gorge nouée par la...
Si la vie demande à mourir Alors je rejoindrais ton bateau lyre Entre les pages collées à la cire S'étendent des paysages nommés désirs Tes phrases en écho souvent sauvent ou bien vissent Les idées noires écorchées au bord du précipice Une main s'accroche...
Ecrits de jadis sur des parchemins perdus Les consciences apaisées se réduisent à néant Dans une exposition où les flash laissent un blanc Et se reflètent sur des glaces à perte de vu En plusde ces détours labyrinthiques Couvent des erreurs en des méandres...
Revoir un jour l'existence autrement m'arrange Prendre le temps de se remettre en cause Eviter à tout prix routine et overdose De mots répétés quand plus rien ne change Aggraver son cas avec nonchalance Réduire à néant des nuits et des jours A se chercher...
Les chants fragiles vibrent dans les branchesOù les rares feuilles agonisent au dernier coup de ventSe faufilent des corps raidis sur les prairies blanchesPar le froid continental ce jour omniprésent Au loin l'écho des cris rauques résonneC'est l'heure...
Cet antre vide est à ce moment divinLà, j'érige à long terme des formes à l'unissonCoupées par endroit des lumières de ma faimLeurs intenses reflets lunaires oscillent dans les grands fonds De mes rives accidentées bordées de récifsD'où provient une douleur...
Esperance trouée de la tête aux pieds Là-bas, à l'autre bout du monde Ensorcelé par ce pur vélin cousu comme il vous sied De vaines nuées d'insectes couvrent l'écriture ronde Applatie dans les angles à l'arrivée de la charrue Les graines retrouvées parsement...
Il en aura fallu des hommes au travailPour des jours de ceinture serrées écartés misère et famineEn des heures de croisades en ce jour oublié s'envenimeEn absence de mosaïque cernées de pierre de taille Qu'ils partent coeur gros drapeaux d'une pâle hissadeDemeurés...
Un cris rageur a étouffé mes humeurs Dans un derniers coups d'éclat traumatique Disséminer à l'aune des frilositées fantasmatiques Les gouttes de sens coulent le long de mes images en couleur L'évacuation s'effectue par des portes cachées derrières mes...
Tandis que je longeais les bras de la mer Tes pas s'effaçaient petit à petit dans le sable fin Le même qui hier encore recouvrait tes mains Sur ce fil en mouvement je pourrais mieux faire A marcher de plus en plus seul loin des dunes La tête située entre...
Ta peau me sépare d'une partie de ce toiInsuffler à l'ombre des regards si fortsRevus et corriger par celle appelée mortToute nue arrivée d'un triste détroit Où coulait jusqu'à maintenant des espoirsDe te voir grandir loin de ses souffrances aigüesAu...
Les pavés sous nos talons résonnent en cadenceDans des ruelles sales pleines de silenceUne minute encore pour devenir une ombreEt passer discrètement dans les décombres Traverser loin des feux la route noireRemonter à son rythme sur le trottoirDans face...
Dans ce hall gelé éclairé sous ton silenceLa fenêtre ronde au-dessus de la porteLaisse passer la lumière de ton âme morteA jamais enfouie derrière ton masque d'insolence Claque sur ce chemin tes talons sur les dalles de la promenadeProches en surface...