Tandis que je longeais les bras de la mer
Tes pas s'effaçaient petit à petit dans le sable fin
Le même qui hier encore recouvrait tes mains
Sur ce fil en mouvement je pourrais mieux faire
A marcher de plus en plus seul loin des dunes
La tête située entre le marteau et l'enclume
Chacun cherche la lumière qu'ici bas je rallume
Sur ces terres éclairées par un croissant de lune
Sourd dans ma cage je compte les pétales
Enlevés un à un à la recherche du milieu
Les fleurs dénudées ont un parfum creux
De ceux parés de tristesse et d'adieux fatales
L'océan a maintenant noyé l'ensemble de nos souvenirs
Il n'y a plus rien allons nous revivre plongés dans nos yeux
Les mêmes instants fragiles où nous marchions à deux ?
Pour moi c'est réglé je n'ai plus rien à dire.