Qui donc chassera les loups demain ?
Assoifés toutes les nuits de chair et de sang
Ils courent les steppes et les rues de tout temps
Le regard intérieur ancré sur leur faim
Des visages décomposés les regardent amer
Ils se taisent la gorge nouée par la peur
Personne pourtant envers eux n'a de rancoeur
Peut-être est-ce à cause de leur savoir-faire
Gronde au loin un semblant d'orage
L'éclair traverse d'un trait le ciel d'ébène
Par amour certains oublis leur haine
Les plus fous prennent des vies en otage
Ils luttent ensemble pour se sentir moins seul
Après tout qui voudrait de ces solitaires ?
Nés dans l'oubli, ils montrent ce qui dérangent
Et sont entendus uniquement par ceux qui le veule.