Je préfère tous les cimetières à ces espaces verts encerclés de cendres et de chair. L'atmosphère réfractaire, n'en déplaise aux chrysanthèmes, des sols jonchés de gravier pourrait réveiller ceux qui là dormaient d'un sommeil d'éternité. Au seuil d'un chemin emprunté bouche muselée, j'égraine des psalmodies d'un air amusé. Des bulles de savon multicolores sortent des voix d'aération au son du carillon et du chant des muses. Les lumières se déplacent, éclairent la piste des flèches en provenance de l'arc-en-ciel. Un ange passe, le silence reprend sa place, je reste de marbre.