Des voix si froides au sons des quatre vents. Refuges ordinaires des palabres d'antan. De ceux là, personne encore n'a de nouvelle. Ils sont partis en pleine nuit au fond des puits sans fond ni parois pour rechercher le sens de leur existence. Au tournant d'un mauvais sort, ils nettoient les dernières cellules encore en état de marche. L'huile et dans les rouages, l'essence coule à travers l'ensemble de la machine. Les vomissements se répandent et ce font à nouveau entendre. Il ne faudra pas longtemps pour détruire ce qu'il reste d'humanité. Penses aux illusions perdues qu'on ne rattrape plus. Tu cours dans un labyrinthe vertical enténébré aux murs recouvert de bitume mou et encore chaud. A cent vingts décibels, tu dérapes sur les pistes lissent en pente libre. Le son, la vitesse développe tes sens. Les yeux écarquillés tu captes toutes les actions alentours. Le vents souffle sur ton visage, bientôt disparaîtra ta rage.