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Dans un froid liquide, si loin de mon enfance, je pense

Manteau de pluie barbe de cent jours. Les mains calcinées, les orbites effrayés. Sur les lieux désirés je reviens toujours. Les choses passent écartées par le vide. Les pluies sans cesse s'effondrent sur les roches encore fumantes. Les toits brûlées et quand bien même le vent est glacé. Ainsi va tendre un nouveau jour pour effacer les traces, effacées les blessures quelques soient les marques des brûlures cadenassées aux portes de mes murmures. De ces secrets racontés aux creux des arbres rebouchés de mousse et de terre.
Un masque d'ébène cache un visage par les coupures ravagés. Les chairs innombrables blessées, ne m'empêchent guère de vivre et de marcher jusqu'à la fin du monde.
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D
suitela traversée est sans fin et les chemins de houles et de vagues m'apportent les mots et que vivent les tiens. ;o)
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C
La prière d'un païen"Ah ! ne ralentis pas tes flammes ;<br /> Réchauffe mon coeur engourdi,<br /> Volupté, torture des âmes !<br /> Diva ! supplicem exaudi !<br /> <br /> Déesse dans l'air répandue,<br /> Flamme dans notre souterrain !<br /> Exauce une âme morfondue,<br /> Qui te consacre un chant d'airain.<br /> <br /> Volupté, sois toujours ma reine !<br /> Prends le masque d'une sirène<br /> Faite de chair et de velours,<br /> <br /> Ou verse-moi tes sommeils lourds<br /> Dans le vin informe et mystique,<br /> Volupté, fantôme élastique !" Baudelaire
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