
Monte dans l'air du matin des cris, des fumées. Elles s'alignent noir
au-dessus d'un ciel sans vent. Les légions sans nom ont disséminé
l'ensemble de la population terrifiée. Dans le sang les membres
découpés, brisés des pions agités par les tyrans fous aux rêves de
sainteté. Vers les ténèbres noirs d'une douleur sans fin, jusqu'au au
derniers instant au galop ils sont venus et ont découpé la population
domestiquée, sans hurlements, ni chants. Le sang a rejoint le courant
de la rivière, les eaux ont montés, les terres se sont trempées et seul
les simples d'esprit les ont ignorés.
Toutes les lumières vues dans cette nuit, tous les silences entendus,
tous les espaces se remplissent de malaises et de terreurs. Il manques
une partie incompréhensible. Les pièces du puzzle sont inaccessibles,
quelque chose d'inévitable. Traverser à la vitesse du son l'ensemble
des régions de mes douleurs.