Je crois avoir connu la bas, un doux sourire brûlé au soleil d'un pays
lointain. A travers la poursuite dune lecture nocturne, le jour arrive
à pas lent. Prolongé un peu plus ce besoin ivre de vivre, de suivre des
lignes en feu, au parcours rectiligne, de la piste au ciel. Un bâtiment
de bois de santal navigue en rêve sur les mers du destin. De lierre et
de fièvre ces murs sculptés de sphères, de courbes et d'éllipses.
L'océan agité de vagues bleues ciel, me laisse voir des points d'eau
jusqu'à la ligne d'horizon. Sur le port près des barques de bois vernis
Zéphyr et Coriolan affublés d'un bouclier et d'un casque cornu dansent
devant la tempête, ils croient dur comme fer qu'elle s'arrêtera grâce à
leurs mouvements répétitifs, face à l'embrun marin. A leur côté un
spectre vêtu de haillons blancs fixe les flots froids, un boule de feu
phosphorescent au-dessus de la tête.