En présence d'un chêne centenaire, je plonge en toi. Patiente une minute l'aube née dans un nouvelle élan. Tu souffles mon âme et captures un peu de mon amour. Tu prends du vin pour oublier le temps. La vérité ne sera jamais connue. Je n'arrête pas d'attendre et tu ne peux pas stopper le bruit du vent. Le sommeil ne vient pas, un oiseau bleu s'envol. Tu crées ton propre monde de chaînes et de grilles. Tu brûles les terres pour y voir repousser plus de blé que n'en ont donné les meilleurs avrils. Dans ce désert de pluie ou fuit le néant ton chant parcour les chemins craquelés. Les alizés laissent s'envoler tes voiles bleu, jaune, vert et orange. Un ciel sans l'ombre d'un nuage une contrée sans paysage. Bientôt sans âge ni frontières, la seule limite devient l'horizon.