Là ou le soleil se lève le vent est frais et les herbes folles ombragées autour des axes sacrés des colonnes si longues et si hautes. Au-delà des nuages ces cylindres de granit perce le toit bleu. En bas les steppes désertes, au premier regard, laissent se déplacer à lente vitesse toute une vie microcosmique. Chaque pattes se déplacent au rythme de son existence sans transe, sans trace, sans prendre en compte les deux ombres titanesques. Ruines célestes d'une époque inconnue. Peut être à nouveau reviendront les bâtisseurs. Un jour, un siècle ou deux, ils passeront par-là, s'installeront et vivront, se reproduiront, se battront pour à nouveau disparaître et mourir. En attendant le petit peuple des steppes, lui continuera, comme si de rien n'était, sera toujours là, à avancer, à se déplacer, jusqu'à la fin des temps.