Allongé sur le canapé tu regardes le courant de tes pensées. Dans une autre vie tu cours vers un amphi à Cracovie. Les rues défilent, longues et tristes. Le bruit de tes pas résonnent, un chat non loin renverse un couvercle et miaule. Le ciel ambré laisse passer de timides rayons. L'habituel froid te laisse indifférente. Ton aube née en début d'éternité, soutenue par les décors bruts des jardins délaissés. Ils ont crû en pleine nuit sous le regard ahuri de la chouette et de la hulotte. Des scènes naturelles, silencieuses, fabuleuses d'ou proviennent des couleurs, des formes, des senteurs. Lorsqu'il n'y a personne pour les entendre, personne ne sait vraiment si les peintures des fleurs sont numériques ou analogiques. Le résultat est là, passé de la nuit à la vie. L'instant d'un court moment ta vie c'est arrêter. Les yeux perdu dans un vide sans fin. Encerclé de ténèbres, le soleil noir dans une perle d'ennui laisse poussé une lumière en continue, elle aime à briller.