L'ordre des mots, des phrases, des ponctuations, des lignes, des idées biens ou mal exprimées, défilent jusqu'à la marge rouge. Derrière elle, personne ne bouge, au-delà une frontière de ressorts trace la limite vers l'autre bord.
Blanc à carreaux, grands ou petits, pour réaliser de jolis croquis. Dans la fenêtre de l'écran, les carrés cassés donnent naissance à la page blanche. Histoires, rapports, synopsis, tout est bon pour déposer les mots, leur donner bon dos. Paragraphes, schéma, dessins, images. De pages en pages, les formes graphiques s'alignent dans ce cadre réel, bien défini et pourtant sans fin. Là, tout ce construit, petit à petit. Morceaux par morceaux jusqu'au bout de ma nuit.