De ces mots que tu chuchotes la nuit
Emmitouflée ton coussin dans les bras
Tête baissée front sur la parois
Dans tes pensées en boucle tu te revis
Souris aux images de ton mauvais penchant
Lèvres mordues dans un éclat d'oubli
Sans te soucier de celui qui fut ton ami
Derrière les morts je me consume lentement
Encore des ombres pour les revenants
Les mêmes que tu as vue survivre en toi
Evadées de notre cours en l'absence de foi
Elles respirent là tout naturellement
Ces mots non prononcés tu les fuis
Les yeux clos mais tu n'as rien enfreins
Et pourtant s'ouvre la porte de ton chagrin
Grave ces lettres pour empêcher l'oubli
Les larmes sèchent chemin faisant
C'est l'arrivée d'une nouvelle page
Un de ces printemps agrémenté de ravage
De ceux où nous jouions comme des enfants.