J'ai parcouru tous les sentiers. Là où rien ne me retenais, je suis passé dans l'ombre d'un regret. J'ai regardé à nouveau sous mes pas les flaques d'eau et de cendre grandir. L'ordre contemple de nouvelles terres à conquérir. Les murailles démesurées cachaient des villes à l'aube ensommeillées. Les regards tristes et fiers des voyageurs au visage buriné partageaient les délices de ce levé de soleil en des déserts silencieux. Des pétales de perles de pluies commençaient à colorer le sol de-ci, de-là éventré. Les pierres alors brillaient au détour des chemins où les caravanes de soie un jour repasseraient.