Dans la fange qui
rassemble les morts
Survit parfois des fous
de rage
Dans cette fiente,
passée à l'état sauvage
Ils zigzaguent entre les
corps
Ils songent un jour
arriver à bon port
Et à tordre les barreaux
de la cage
Autrefois soumis tous
étaient sages
Incrédules à la loi du
plus fort
Fiers et preux toujours
du même bord
Ils sourient dent
blanche face aux mages
Partaient aveugles faire
des ravages
A chacun s'occuper de
leur sort
Tour à tour, ils
reçurent leur part d'or
Et puis vint le jour du
fauchage
Alors il fallut prendre
le large
Et depuis ce jour-là je
les commémore.