Ma quête d'identité sabordée par ma vie aquatique s'accorde à saper comme en un moment idéal les quelques requêtes adressées au sol des vivants. Je fil vers l'horizon les yeux grands ouverts, mon sac sur le dos. Mes nuits débordent de rêves antiques. Assis sur une natte d'algue, depuis mon blog, je vois la mer sans limite et sans prix. Le bruit des vagues dans la tête, le regard tourné vers l'avant. Je cherche, doux je suis, dur je deviens. Habiller d'un costume noir recouvert d'écailles. Le moral inégal, je fil vers la recherche d'indices pour programmer et reprogrammer ma route inconnue, à cette heure. Simple comme un homard dans l'eau bouillante. Les terres brûlées, ces quelques îlots d'effroi, ne me disent pas. L'eau est là, la vague me porte, loin du feu et des regards tristes, des ambulances et des sirènes bleues, hurlantes. Le sable blond, à l'occasion, réchauffe mon corps et mon coeur d'acier, trempée d'eau salées.