Ignoré,
à mon tour je donne le change
Sueur
froide pour mieux apprécier ce départ
Peur
au ventre quand tous vous baissez vos regards
Dans
la crainte de voir ce qui dérange
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Les
lumières floues même se rabaissent
Dans
cette part d'obscurité j'entends
Le
bruit de l'eau lourde sur le marbre blanc
Les
paroles au fur et à mesure disparaissent
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Les
notes froissées remplissent le panier
Tant
d'écrits appris pour ne savoir que dire
Ces
mots si forts pensés, non dits, sont les pires
Car
personne n'ignore le banni renié
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Vivre
à jamais les yeux fermés sur les victimes
Les
rayons solaires réchauffent nos paupières
Couverts
d'un manteau d'ombre s'estompent les fiers
Part
de là doucement quitte cet abîme.