Les êtres s'empêtrent dans des mots salés, sucrés. De ceux parfois peu visités, voire même ignorés dans notre langage coutumier. Ceux utilisés les jours ou rien ne se dit, rien ne s'entend, si ce n'est "oui oui" ou "bien sur", "je comprend".
Les litanies de mots sortent par convulsion sans raisons, sans réflexion. Ils sont là, je les prends, les regarde, pour les illuminer ou les jeter.
D'autres sortent mûrement réfléchis, après avoir tournés dans tous les sens, j'en sors l'essence, avec notamment insistance et persévérance.
D'autres mots apparaissent, plus rarement, sont introuvables dans mes tiroirs, ressurgissent là de ma mémoire. Ceux-là je les gardent pour ton regard unique, ton corps magique, ta peau ... fragile.
Esprit tourmenté, deux ailes m'aident à survoler les mers bleues azurées. Portés par les vents légers, j'atterris sur les îles des secrets.