L'œil à demi clos observe les jours fanés
A travers le sablier le temps s'incarne
Dans une feinte discontinuité
Où brille parfois ton astre à la lucarne
D'une masure à l'intérieur lézardé
Les pierres de quartz de-ci de-là luisent
Les gouttes à la chaine coulent le long des pans
Et s'infiltrent au bout du compte dans la prise
Lécher par endroit le plâtre un peu moins blanc
Comme si cela renouvelé la mise
Se reflète le bureau recouvert de laque
Sur un sol de bois de chêne vitrifié
A peine tu marches et tes bottes claquent
La cadence proscrite dans ton atelier
Ainsi tu viens par dédain et puis me braque
Pour voir mon cœur de pierre et le fond de mes tripes
J'avoue innocemment tu rallumes là un feu
Oublié dans les paroles de ce troisième types
Dans ce cadre coloré de rouge et de bleu
J'aborde l'histoire d'un air curieux à la lippe
Dans ce tableau lugubre règne un fouillis
Cloué face aux vieux murs tel un chantre
J'innove à l'état brut ton appétit
Trouver au plus profond de ton ventre
Petite poussière d'une lueur blottis
Tel un fantassin je tiens ma garde droite
Reste immobile alangui tout au fond
Des surprises sont enfermées dans la boite
Tendus sous ce pale regard des plus profond
Reconnu en ces paroles maladroites
Ricanements au moment du premier affront
La porte ouverte voit passer les mots d'hier
Les contrefaçons deviennent légions
Pour couvrir de fleurs ta parure de chiffons
Encore des rêves se dessinent en nos plafonds.