Quelque part au plus profond de la jungle vit le passé et peut être le futur, selon l'endroit, pétri d'effroi, ou l'on se place dans le clepsydre naturel. Les plages désertes en fond sonore fendent les âmes tristes dans un dédale de sablé sucré. L'arrête centrale du dos rond à l'eau claire défend sa source de la garde hexagonale. Le choeur des mots fronce les arcades à l'arrivée des milliards de pirogues. Au sons des coucous sur la berge, sans mur d'écho des cités, lacustres, ancestrales, les clones répètent sempiternellement les mêmes syllabes dans un aigüe rayé et sourd, par moments. Instables et surfaits dans les deux mondes, les forts durs renaissent mieux face aux forts molles, toujours un peu endormis. La mémoire éclaire au-dessus des flots et déploie des trous passagers postés à des dates aléatoires, sans prendre en compte les calendriers. La rage au ventre, l'agonie, la furie, la détresse, la trisesse est sans cesse. J'enfonce des coups dans mais poings en ces terres obscures sans lendemain.