Si tu as vraiment besoin de moi, n'oublies pas l'infinitude de cette période. C'est long deux mois à naviguer sur les échiquiers du destin quadrillé. Passer du noir au blanc et du blanc au noir sans s'arrêter. Se déplacer au grés des vents. D'îles en îles , d'océans en océans sans savoir ou le chemin s'arrêtera. Traverser les routes une rose à la main, un pompon sur la tête en temps de tempêtes calme les esprits torturés de part les côtes abruptes. Un langage symbolique terrasse au passage les angoisses et les peurs de l'autre, de l'inconnu. Arrivé tôt le matin et repartir tard le soir dans un rythme régulier et sans fin. Etre au dessus des ponts, suivre le chants des sirènes au cours des flots du temps. La houle coule le long de la foule. Au son de la conque de Ramor je dessine la trajectoire de l'oiseau du temps. Loin de la maison vide j'entends ta peine à nouveau sans prendre le temps d'écouter les informations. Montre moi en premier les réceptions électroniques de messages en zigzag. Gagner les mers lointaines et se lever dès l'heure du quart venue, parcourir les eaux calmes et agités sans regarder derrière les nombres d'années parcourues.