A force de chanter aux pieds des monts
J'ai vu à un moment les rayons se lever
Il y en avait tant et tant que tout était éclairé
Je voyais encore cette planète rouge tout au fond
Nulle âme en ce théâtre désert pour se sauver
Le silence régnait sur ce décor nourrit pas l'absence
D'êtres et d'herbes pour colorer ce lien d'incandescence
Toutes formes, tous pas à un endroit posé s'effaçait
A bien écouter seul le battement de mon cœur s'entendait
Et puis ce contraste faible entre ciel et terre
Peu à peu se développait lorsque se levait la lumière
Les couleurs du tableau lentement me revenaient
Chaque formes au bout de tout ce temps se personnalisées
Les dunes de la vie se voyaient de loin
De l'ensemble j'y voyais les lignes de ma main
Les creux entre chacune dessinaient des parcours oubliés.