Ombre sur le lac, les clapotis font des ronds dans l'eau de façon répétitive et concentré. L'avalanche de nouvelles ne tarit pas d'éloges sur les multiples personnalités aux noms liquides. Elles coulent des lèvres aux oreilles sans avoir besoin d'être répétés, ni reformulés. Sombre est l'espace entre chaque faits. Sans transition, chacun apporte les lots d'eaux à n'en plus finir l'atmosphère humide des pluies d'été. L'hâté laid ronge son dernier quart d'heure de fixation, à laisser finir le temps de l'hypnotisme dépassé par quelques milliers de sons, alternés, venus dont ne sait où. L'atermoiement se retrouve à son zénith. En bas les girafes teignent leurs cils et, sans bruits, lèvent leur nez. Elles aiment voir leur figure apparaître dans cette petite fenêtre. Je tourne le loquet, appui sur le bouton et leur donne des brins d'herbes, ces grandes bêtes l'ont bien mérité. Enfin rassasiées ! Sous une aube rouge, au format d'acier, l'eau lourde amplifiée répercute des coups de torpilles dans le lointain. Mes pensées les ont augmentées, pourtant, point de dépêches n'en parlaient.