Regarde venir à toi l'ombre de nos morts
Elle remue dans la nuit d'un commun accord
Déformée par le vent au souffle des plus lents
Sous la pleine lune elle grandit au gré du temps
Tu t'acclimates à ces lieux de couleurs
J'y vois ce sentier où tu avais peur
La pente en est raide et les limites inconnues
Il va de soit que tu es déjà venue
Dans ce décor observé à la lumière de l'astre
Une infinité d'étoiles comtemplent ce désastre
Loin dans le ciel elles limitent ton corps
Hors d'atteinte tu l'aient considère comme un trésor
A l'échelle humaine ici bas rien ne veilli
Si ce n'est nos frères ainsi que nos amies
Dans le beau, dans le laid rien ne paraît surfait
Mes vues sur la nature à minuit m'effraient.