J'avance sur une route sombre où des formes brûlées saignent et partent. Au vu des pistes compressées les doutes restent les mêmes. Les images défilent et brisent les écrans plats. Ils se prolongent sous la mer des lagunes à la lune. Je vois des formes closes au bord des continents en filigrane tracés par des mains sans doigts. Au détour d'un courant sans non et sans suite, le regard perdu par l'absence d'envie, je découvre mes peurs et mes cauchemars. Les démons sans nom s'étripent. Ce carnage sans précédent, version home cinéma, amène les pleutres concurrents à s'unirent un laps de temps et à lever une légion de microbes invisibles. Combattants implacables, ils repoussent les assaillants au dessus des peaux. Jours après jours une énergie nouvelle se répend sur les terres calcinées.