Des couloirs sortent des forment longues et fines in identifiables et incommensurables. D'ailleurs elles arrivent, d'un autre monde sans toits, peut-être de Gaya, sans fil, sans rien d'autre de vivants. Ces images en noir et blanc bouleversent tous mes plans, argumentent mes derniers moments. La lueur calcinée du dernier été, la lourdeur pénétrante des chaleurs enivrantes, l'or dégoulinants des ventres encore chaud. L'huile sur le sol leur donnent une démarche d'acrobate, sans trapèze ni corde. Là, plus personne ne s'accroche. Barre, la ligne centrale d'une coupure infinitésimale : cette frise en plein milieu. A nouveau les êtres filiformes s'avancent, ils m'amènent à voir briller mes yeux. Tout autour ce sera bientôt le noir, pas le temps de pourfendre ces monstres hagards, le sol commence déjà à bouger, les fissures semblent s'affirmer. Ils passent maintenant à côté de moi sans me toucher. Ce ne sont pas des étrangers, aujourd'hui je le reconnaît, c'est eux les gardes laids. Ils souhaitent m'emmener dans leur drôle de vaisseau, par le sas de cryptonite armée.
Et voilà, je l'ai verrouillé, en route pour un million d'années.