Vol éclos dans les fanges des autres, c’est pas moi c’est les autres, toujours les autres. Et quand j’entends des clichés en boucle sonner à mes oreilles je ferme les yeux et t’écoute. Ta voix remonte à la surface de mes ténèbres et joue des sons légers, tout en volupté rythmés des battements de ton cœur. Et puis de là, le regard se transforme, étonné mais beaucoup plus grand. Les notes s’envolent à travers la Manche. Une correspondance idéale, sans trop réfléchir, effacer la séparation après quelques chutes. Savoir assumer l’exil, la déchirure, toute une époque de sa vie entièrement et pleinement responsable. Après ce genre de voyage les faces reviennent différentes et tout reste à reconstruire pour se faire accepter.