Occulter les épines le long des rives
Fracturer les os contenus dans les chairs
Mortelles sans mouvements passives
Laisse couler sur le flanc un sang clair
De celui-ci répandu sur la margelle
Goutte à goutte il longe le dos
Entre lentement dans le cours d'eau
Et se dilue dans ton regard d'immortelle
Les prunelles se remplissent de sable
Unes à unes les graines dérivent de la dune
Encore quelques heures pour passer de soleil à lune
Dans cette phase tragique tu seras affable
Ecrire là ou s'effacent les vagues
D'un doigt agile dessins et lettres
Creusent, sort du virtuel de cet être
Seul brille les gemmes sur la bague.