La reine des folies
danse lentement sous un arbre
La nuit des solstices en
transe sur les routes de mousse
Déclamées en un antre ou
plus rien ne pousse
L'épitre finale clôt les
croyances en des déserts de marbre
Sur les routes un peu
vides, sautent de joie
Les prochains voyeurs
font les premiers pas
Arrêtés là, la tête
penchée vers le bas
Les sourcils froncés et
le regard droit
Le temps s'écoule dans l'abandon des rires devenus lourds
Encore une idée phare en
chute libre jusqu'au fond
Derrière une ombre affalée
sur un terminal en béton
Les lumières clignotent
et le compte a commencé à rebours
Chacun tire de son côté
et ce voit droit devant
La même direction
apparaît pourtant au soir
De ce néant de finitude
entouré d'un voile noir
Les anneaux brillent hors
des doigts blancs
L'espoir coule lentement
sur des rythmes surfaits
De fête inconsciente en
attente de lendemains
Les galets se noient
médusés par un rien
Et le non sens t'amène bien tôt à consommer.