Je vois ta tête sortir de l'ombre de ton dessin. Un regard rapide vers la lumière m'attire vers toi dans un mouvement souple et léger. Embrasser ton visage me sied à ravir et nourris mon appétit. S'écrase nos haleines et rions sur la route de bitume. Les péages en désir balisent notre fuite. Le monde ne s'y attendait pas, nous ne reviendrons jamais. Ta main comme des mots, entraîne en moi un frisson de désir. Les touchés de ta peau, la profondeur de ton regard, m'interroge sur l'innocence de tes attentes. Dans mon sommeil tes doigts me touchent. Même dans mes rêves je me vois en rêve. Je le sais, je rêve. J'adore la façon dont tu dis je t'aime quand je dors, la force de tes sentiments, les promesses lues dans tes lettres invisibles. Un combat fantastique rend mes jours meilleurs. Nous sommes séparés ensemble mais unis par nos esprits.
Douce et sucré je t'aime et ne te connais pas. Peut-être t'ai-je croisé sans le savoir. Je l'imagine heureux celui-là, il dors à tes côtés, parle avec toi, et vois la face fardée de tous tes regrets. Cette vie là t'amène à partir travailler toute la journée, sans jamais plus te demander, si un jour tu l'a aimé par déshérence ou par pitié. Tous les mois tu ramènes un chèque en plomb pour les nourrir et les habiller. Je suis heureux pour toi, tu ne peux pas imaginer maintenant de voir ta vie sur une autre scène. Tu es la mère nourricière et je suis ton ombre sans jamais me révéler. Tu es peut être celle-là, je te croise dans le désir du tramway. Nous attendons un baiser secret.
Je sais maintenant ou est ma place dans ta vie. Alors je suis là sans y être. Ombré dans une profondeur sentimentale à rêver de ton instinct primal. Mon corps est à toi prends le ou rejette-le. Il ne se passera rien si je disparais, il y aura juste une personne de moins dans la rue à te regarder.