Dans un escalier en colimaçon infini
Ronde dans tous les moments de la nuit
J'écoute allongé et j'entends au loin
L'étrange son des tribus d Algonquin
Ils marchent par tous les temps à se déhancher
Vêtu de fourrures blanches illuminées
Une odeur fétide partout les accompagne
Bientôt ils retourneront dans leur bagne
Le triste espoir refoulé fend leur cicatrice
Les corbeaux tournent au-dessus de leur horde
Cramponnés à leurs certitudes la morale s'hérisse
Ils trainent des âmes damnés au bout de leur corde
L'ancestrale forêt est aujourd'hui décimée
L'horloge climatique en deux temps les a affamés
Quitter dans la haine ce monde jusqu'au dernier
Avant que toutes leurs gênes ne soient modifiées.