A cent mille lieux des soleils j'agite la braise
Du haut asséché des rochers nus de la falaise
Encore deux ou trois jours pour prendre mon aise
Et puis dans un dernier râle te refaire dans la glaise
S'il est dans ce désert un tombeau pour toi
Va dans ces ruines et tourne autour de celui là
J'en suis maintenant sûr il est fait pour moi
Dans une élucubration j'y vois un peu de ça
Garder à en perdre haleine le rythme des chevaux
Pourfendre en continu les rimes dans ce landau
Dans la fuite qu'importe jusqu'où va l'eau
L'ordre d'un seul est fragile avec tous ses défauts
J'attaque la fange nauséeuse de ma foi
Contourne habile le barrage de ce fat
Eclabousse dans l'airain au son de ta voie
Les quelques sans terre venus mourir ici bas.