Au sommet de mes pleurs s'envol l'oiseau
Libre d'aimer au plus juste mes peurs
D'écorché vif les cris avant l'heure
Dans l'inexprimable violence d'un dernier soubressaut
J'écarte de la table les fruits défendus
Posés là seuls au hasard des regards
Fermés les autres fois hors saison dans le noir
Dans un timide et furtif contact longtemps tu
Jaillit de ta bouche à la matinale lumière
Les mots enfouis tout au fond de l'amer
Entendu là maintenant les vagues effacent
Les lettres tracées par ton doigt tu libères
Si souvent refoulées et jamais prononcées
Ces paroles te tiennent et t'éclairent de leur phare
Pour encore un peu te donner de quoi voir
En ton existence dans ce monde réel abimé
Tes mouvements s'acroissent en ce temps de dégèle
Croire en ce présent voilà de la nouveauté
Pour encore un peu donné le change fardé
Par les puissants sourds façonnés à l'image de leur cour.