Dessous les manteaux luisent les catastrophes
De celles que tu caches en attendant mes mots
Ouvre-moi la cage avant que je ne t'apostrophe
Et recouvre de fiel les écrits, les oraux
Mes nuits portent en elles ces instants lugubres
Où tu frappes à ma porte tout en grelottant
Où tu tournes en déroute sur des pics insalubres
Sans savoir pourquoi tu vis et ris en jouant
Les boucles de tes cheveux tombent sur mes épaules
Dans des flocons de désirs parsemés d'évasion
Elles laissent naitre l'univers des secondes les plus folles
Quand les aiguilles à l'envers favorisent l'éclosion
De tous ces songes à vivre sans s'en rendre compte
Le tonnerre et la pluie livrent leurs ennuis
Renouvellent nos fruits et retrouvent notre alchimie
Pour en plein hivers réamorcer la pompe
Referme donc les boutons de ton étoffe
Laisse lentement murir tes maux
Attache mes cordes que j'ai la voix off
Et déchire en silence les fils de ma peau.