Dans
un suaire de pierre s'affolent plates
Avant
l'arrivée du matin, des âmes tristes
Adossées
à leurs chaines telles des autistes
Muettes
le regard lointain orgueil défait à la hâte
Pour
reconstruire un jour d'après leur bréviaire
Un
instant incertain où des yeux peints de khôl
Un
soupçon de néant atteint en un envol
De
charme suranné fait de rire et de lumière
Cartes
osées sur un air de vieux magazines
Un
chant tant entendu qu en un court refrain
L'ensemble
des mots cachés à chacun vient
L'attente
fragile laisse en chacun pousser des racines
Elles
produisent des arbres aux pousses légitimes
Dont
un jour nous cueillerons aveugles les fruits
Arrosés
de soleil et de soins naturels, tout cuit
Et
tu es l'astre aux milles voix en partance pour l'abîme
Cousue
dans mes chairs scintille sur ma peau
Pour
éclairer mes nuits de feu sur les planches
Le
souffle du temps emporté par les branches
Les
écrits enfouis retrouvées du tombeau.