A la lueur des torches je décryptes les tracés
Ils recouvrent le mur des grands en face de mon école
C'est peut-être bien là où les derniers ce sont rangés
Avant de tombés sous les coups des machines folles
La route sinueuse mène à ce dernier moment
Accroché à nos souvenirs, cauchemars d'enfants
Les lettres ont brûlé mais les maux restent en dedans
Une fenêtre pour sortir avant d'être trop grand
La mémoire garde en reserve des tas de peurs
Jamais ensevelis les dialogues émèrgent par hasard
Au tournant d'une phrase ou bien d'une odeur
Les portes closes écartent un moment de liberté rare
Les parcours sont fait de virages à bien négocier
Le vent peut m'emporter derrière les grillages
Et à jamais enfermé au fond de mes idées
Je tourne en boucle mes mots au coeur de ma rage.