Des pensées en continu traversées par ton regard
Des jours entiers sur une scène prise au hasard
Viennent des images où tu te plait à passer
Crève l'écran de mes songes asphyxiés
Esprit brûlant fait d'une matière glacée
Où se reflète en or les milles facettes
De nos vies composés de phases muettes
Et un instant pourtant suffit à effacer
Pour à nouveau retourner dans un pli
Pour freiner ta part d'inconnu qui m'emplit
Désorienté par ces sentiments sortis de l'oubli
La logique construit les barreaux de ma cage
Envolée elle laisse place à l'envie d'un rivage
Et explorer ces terres d'antan laissées pour mortes
Parce qu'inconsciemment détenue derrière ta portes
Se défendre de quoi d'autre que de ce Moi
Celui là même qui parfois cri aux abois
Enfermé dans une cellule des plus grises
Où parfois la nuit mes rêves m'enlisent
Pour peu s'il le faut je m'en irait
Sur des chemins vierges de mes traces
Pour construire une par de soi avec toi
Qu'il en reste un peu avant que je ne m'efface.