La nuit s'assagit, les rue renaissent des mouvements, des passants, des trams, des bus, défilent les futures paroles assassinent, les mots crachent leurs premières critiques dans des journaux. A l'affût des badauds les lumières s'éteignent peu à peu, la voûte bleu d'acier éclaircit légèrement les pensées stratifiées. Les images défilent, un arc électrique pourfend le silence, traverse la scène de mon regard matinal. Il suit la flèche figée sur le mur et la dépasse. L'épais sépia draine la paix, l'a fait renaître et puis la laisse paître en trois cordes alignées prêtes à recevoir les vibrations de l'air au rythme accéléré du prochain vent, celui-ci va l'irradiée en un trait. Et l'as agit sur l'ensemble des atouts présents pour un léger instant.