Calé
un soir devant ce mur de feu
Patiemment
entre les chenets tu l'embrases
Comme
si plus rien ne comptais à deux
A
ce jour de brulure, dernière phase
D'une
attente subtile presqu'irréelle à la fin
Inconnu
passager pour ce voyage en partance
Vers
un nul part signalé j'amène dans un lointain
Grain
de sable où ondulent les vagues denses
Découpées
pièce par pièce dans les traits désunis
Frontières
brèves invisibles dans un labyrinthe
Dont
la sortie cachée reste à trouver dans l'envie
Comme
si l'entrée éclairée y menait à demi teinte
Longues
et sinueuses sont les routes de l'imaginaire
A
l'orée d'un bois vert, tu crois voir la lumière
Incertains
conducteurs sont les fils à défaire
En
une seconde de désarroi d'une époque si fière
De
lance agité pour diluer les grumeaux
Nés
d'un mélange de futiles ingrédients
Dans
un mets magique réalisé au cordeau
Cuits
sur les flammes produites par non chants.