Les évènements passent dans
ta vie
Tous se suivent et nous embarquent
Dans le chemin qui te démarque
Des ombres anonymes
passagères de nuit
Les villes s'effacent au
regard des grillages
Où la rouille s'étale même
sous nos mains
Abréger les souffrances
dans un ultime dédain
Parcourir nos rêves
avortés dans cette cage
A force de crier plus
personne ne vient
Ecouter les souffrances
nées par chagrin
Désunis car niés par les
démons du matin
Comme si l'ignorance
pouvait cacher les liens
Attaché dès l'aube ils
gonflent de rage
Inconscient du temps
ancré de finitude
Pour lequel l'éclair
amène l'inquiétude
Des silences profonds pour le blanc de la page.