Bois en mon regard figé cette saveur
De journées noires infinis en étant moi
Ecoute attentivement chanter les chœurs
Chacun dans son fauteuil les rayent d'une croix
Eriger au milieu du néant des censeurs
Jentraine sur le front des ombres nues aux abois
Parmi celles-ci j'ai pris l'âme des meilleures
Au zénith j'écrirais leur nom sur la paroi
Rhabille toi en silence c'est bientôt l'heure
De descendre dans les fosses du désarroi
Crains donc tout au fond du délire ma fureur
J'effrite mes rires malins face à la loi
A l'étrange moment apparaît la lueur
Pour éclairer en haut nos brûlures et nos joies
Laisse cette ouverture t'inonder de couleurs
Et explose au ralenti ta prose ici bas.