Je rêve dans tes rêves d'oiseaux rares au mille bornes. Dépasser les nuits, sans voir d'étoiles briller. Briser les contrastes dans les feux de lumières agités. Sans proscrire de marque sur ma peau tirée. Les ponts se traversent à la nage en surface grise sous une pluie d'été. L'orage glace le sang des passants atterrés. Sous une lune de plomb les pièces commencent à fondre dans un brouillard entouré d'images floues sans tête, ni pieds. Je rêve dans mes rêves à des heures proches d'une fin de sommeil. Entendre les cris d'une révolution dans le faubourg désincarnés. Dans un sillage poétique de termes insensés trouver un signe effilé. Elle part de ma conscience des mots aux fragrances parsemées sur des sentiers caillouteux d'où naissent des vœux en réseau.