Mets un ensemble de cerveaux au diapason
Caresse de tes mains les peaux saines et claires
Déplace toi, puissants et fous au cœur des prisons
Parcours de tes propres yeux les espaces à taire
Tu ne viendras plus frapper à l'heure du thé
Vêtu de noir avec tes pompes funèbres
Des regards perdus parcourent les ténèbres
Sonde ton angoisse et monte en intensité
Du mouvement indolent viens ta lassitude
Construite pièce par pièce pour ta quiétude
Ouvre ta bouche en grand, nourris toujours ta fin
Les heures défilent dans un espace en déclin
Dans un sang mêlée de bleu sous nos veines
Dorment nos passions que rien ne déchaîne
Englué par un quotidien catastrophique
Nos sourires figés n'ont plus rien de magiques.