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La voix décor en poésie | 04 octobre 2006


Capter à son rythme des traces sensorielles
Les amener dans un laps de temps au préconscient
Et les franchir étapes par étapes à tire d'aile
Composer un texte pour pallier à l'Autre absent


D'une femme aimée qui n'en a pas l'air
La vie parle si fort et je ne peux me taire
Ecrire, mettre en image des traces mnésiques en mots
Mort de l'homme ancien pour faire place au nouveau


Légère intuition des mouvements inconscients
Qui se passent dans les profondeurs de soi
Contenir ses angoisses dans et par l'écriture de sang
S'en servir de cadre aux émergences pulsionnelles pour toi


Et permettre dans un proche avenir leur figurations
Sous des formes tout au fond symboliques.
Intégrer par des détours son Moi pas à pas
Dépasser peu à peu le cap de la pression.

Publié par Dhimwoe à 10:17:34 dans Dhimwoe | Commentaires (8) |

Implosion universelle | 03 octobre 2006


Piège génial organisé sur un même déplacement de regard, dans un langage des signes impossibles à comprendre hors contexte. Les dépressions et les pleurs se déplacent et échappent aux passants non habitués à ce genre d'activité passionnelle. S'apprivoiser dans une relation aux sentiments exacerbés demande à reprendre le visage de l'humain sur une durée indéterminée. Des objets et de nombreux fragments de corps apparaissent sur des pétales de roses rouges. Dans l'angle de ce laboratoire de l'humain une atmosphère se dégage et laisse une dimension merveilleuse dans ce microcosme naturelle de l'histoire de l'homme.


De-ci de-là se greffent des traces d'imaginaire à côté d'une sirène en apnée dans un champs de réalité sous verre. Reste le regard pour s'exprimer être libre et agir par delà les barrières de nos interdits intériorisés trop longtemps.

Publié par Dhimwoe à 08:25:59 dans Dhimwoe | Commentaires (5) |

Laps de lueur | 02 octobre 2006


Quand je pense à toi ma douce frêle
Mon cœur se chauffe et mon corps gel
J'oublie tout aujourd'hui comme hier
Seul ton regard me défait de ce lierre

 

Chaque carré de ton corps délicieux
Redonne de la lueur à mes yeux
J'ère tel un damné au fond des ruelles
Le ventre vide à faire les poubelles


Notre expérience me laisse à la marge
Tout en m'ayant sortie de cette cage
Mes erreurs auraient pu durer à l'infini
Mais depuis toi je revis dans la nuit


Plus rien n'apporte de sourire à mes jours
A toute heure dans tous les sens je cours
Je calcul les taux sans pouvoir me concentrer
Derrière ces barreaux je me sens enfermé.

Publié par Dhimwoe à 09:35:24 dans Dhimwoe | Commentaires (5) |

Qui s' achève ? | 30 septembre 2006


Cils d'un dernier été, prenez le vent debout
J'attends les yeux levés vers le ciel plein de vie
Sur ma peau salée un souffle se pose sur mes joues
Du haut des rochers je me perds dans mes rêveries


La brume se lève et réduit ma vue
Tes pas dans mes traces s'égarent
Sur le fil avancent les anges déchus
Le destin les rattrapent un peu tard


Le bruit des vagues vives s'entend de loin
En haut de la falaise Eole fulmine
De ma poche je sors le mots écrit de ta main
Pensées écorchées tracées à l'encre de chine


Le papier tombe dans un dernier sifflement
Dans le vague bleuté nos regards sont de braise
L'écho fissure nos paroles d'amants
Nos corps s'envolent du haut de la falaise.

Publié par Dhimwoe à 09:40:00 dans Dhimwoe | Commentaires (7) |

L’infinitude des sens en big U | 29 septembre 2006


Laisse moi regarder tes mots
comme une découverte
J'en choierai chaque parcelle de mes propres mains
J'extrairais toutes les magies par là offertes
Pour à nouveau oublier les démons de ma fin.


Les jours nouveaux passent de sol en si
Je ne les compte plus mais entends ta voix off
Celle-là tu l'utilisais pour pousser un cri
Pour garder tes vils désirs saints et saufs.


Les habiles paroles échangées entre toi et moi
Ont parfois été dures sans dépasser les bords
Nos regards croisées ont préservé notre foi
Les vêtements déchirés rapprochent nos corps.


Les faces cachées enfin sois alerte
Plus de sons tout est mis à nu
Au seuil du rêve je vois la porte ouverte
Le soleil se couche personne ne nous a vu.

Publié par Dhimwoe à 08:52:41 dans Dhimwoe | Commentaires (5) |

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