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Lettre | 08 mars 2007

 

 

Redeviens léger dans les paroles ignorées
A l'instant précis ou le sucre tombe dans l'eau
Voilé dans une phrase de feinte surdité à défaut
De coups donnés dans une chair morte fardée
 

Lente, noire consume la première voyelle
Dans cet instant l'exclamation fend ce silence
Entre nous il s'est installé par carence
D'incompris laissé tomber en l'attente d'ailes
 

Les espoirs inutiles voient stagner tous progrès
Le temps s'écoule en continu agit dessus
Modifie le cours de l'affaire aujourd'hui tu
Dans un instant nous devrons tout nous déclarer
 

La vérité est la vertu retrouvée
Pose là dans tes mots pour rassembler les pièces
Elle t'apporte sur le champ un autre faciès
Et réduit à néant les soupçons imaginés.

Publié par Dhimwoe à 09:35:40 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Sons d'âges | 06 mars 2007

Dans ta peau je sonde  l'inutile conflit
Au fond des couches à spores bouchées
Par des poussières étranges jamais rejetées
Dans l'ombre d'une rose, d'un pli
 

Recouverte de duvet à peine blanchi
Par des années d'efforts et de retenue
Convoité de sueur sur un front tête nue
L'échine courbée par tous ces hommes en folie
 

Les poids sont nombreux suspendus à la vie
Quiconque se retourne tombe dans son caveau
Alors même que tout s'en va piano piano
Jette un dernier coup d'œil puis ensevelie
 

Les paroles mâchées faites de mots non dits
Disparaissent peu à peu dans ce regard en feu
Seul source de chaleur pour tous ces gueux
Pour qui tu t'arque boute du jour à ta nuit.

Publié par Dhimwoe à 07:34:14 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Dans le labyrinthe | 05 mars 2007

Stressé par ce nouvel air conditionné
Les machines de plastique brillantes préparent le café
Sur un ton grinçant de journée sans pause
Au contour velouté fané de stries en overdose
 

Les longues trainées cachées d'eau coulent
Entre les esclandres non dites de fissurent
Dans des phrases coupées en demi-mots, des ratures
J'organise la suite du cours pour la foule
 

J'égraine les cellules de lignes en colonnes
Jusqu'à la finesse même de l'imperturbable moment
De ceux-là même où tu agites en chantant
Des aires de nous tous inconnus tu fredonnes
 

L'air est si clair et les nuages absent
Encore entre les dents tu ronronnes
A la salle bien chauffée calmement tu t'adonnes
A remettre à leurs places préférées tous les éléments.

Publié par Dhimwoe à 09:00:17 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Souffle de verre | 16 février 2007

En ce moment de rafale j'envie tes songes
Comme d'autres envies étranges me rongent
D'accord sur ce point, tu as raison j'innove
Mais donc deux glaçons au cocktail Molotov
 

Les paillettes sous tes yeux bleus s'effacent
Dans cette nuit faite de vague et de strass
Condamne au troisième procès mes pleurs à tort
Sans un zeste, ni une particule d'un remord
 

Parle normalement et évite de penser
Parce que là attaché rien ne te viens
Comme si tu coupais des cerveaux d'assassins
Renoues en quelques brins au lieu de stresser
 

Laisse le couvercle jusqu'à la fin
Là sur le crâne clair d'enfer brûlant
Conquiert aujourd'hui tous les flancs
Dans les maux découpés de mes tins
 

Affublé de détresse, enivré de caresses
Ecorché, à fleur de peau à l'année
De rares espaces t'amènent à respirer
Dans une fin triste saupoudrée de liesse

 
L'élan coupé dans sa sagesse  enrubannée
S'envol à jamais vers des terres inventés
Recouvre le tout de mes larmes
Tu en feras pour toujours tes armes
 

Charger de symboles et d'images
Pour entretenir ta rage

 

Enfin décolle et vol mon arôme
Loin de mon terrible passé
Assure entre tes murs des années
Et cueille enfin la pomme.

Publié par Dhimwoe à 07:38:58 dans Dhimwoe | Commentaires (5) |

En équilibre | 15 février 2007

 

S'imaginer à l'écoute tel un preneur de son
En équilibre concentré au dessus du vide
Entièrement tourner vers mon intérieur morbide
Stigmatisé par des milliers de klaxons

Et puis être à nouveau à l'abandon
Yeux fermés visage calme mais livide
Enserré, étouffé dans le drame du Cid
Ecartelé et glacé du sommet du crâne au talon

Le spectacle lunaire me laisse impavide
Peut-être ce passage muet est-il trop long
S'en retourner brisé à quoi bon ?
Toutes ces illusions deviennent insipides

En un éclair tu n'as plus aucunes rides
La musique revient avec les chansons
De celles d'où naissent les révolutions
Sur les temps dépassés des éphémérides.

Publié par Dhimwoe à 08:49:12 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

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