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L'arme est de taire | 28 mai 2009

 

Et quand le vent soufflera sur ces taires
Alors peut-être à nouveau la parole sortira
D'un ton beau à nul autre pareil tu palliera
Pour chanter en chœur devant des fleurs sorties de terre

Brûle dans votre pourpoint noble couleur de geai
Attaché à ce corps fardé de blanc aux formes rares
Il tourne seul vers une lueur en extinction
Pour capter des ailes venues d'un ciel dérangé

Des phares surgissent d'un destin apprivoisé
Raturent sans foi en aveugle les jours de charme
De ceux que même les enfants désarment
Et vident de leur sens même les plus beaux baisés


Règne aujourd'hui un parfum venu des fossés
D'où émergent des pétales aux senteurs perdues
Prostré en noir et blanc pour un rêve d'inconnu
S'il doit renaître un jour le cœur blessé

Une part de vie fuit doucement dans l'abîme
En un battement de paupière les images défilent
Outrepassant les thèmes crus sur mon île
J'ignore la splendeur des roses sans épines.

 

 

Publié par Dhimwoe à 05:46:36 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Veine croyance | 21 mai 2009


J'en ai tant vu partir au vent
Le dos courbé la face cachée
La tête baissée à vingts ans
A quoi bon d'un ton las ils répétaient

Plus rien ne vaut la peine pensaient-ils résignés
Dans leur voiture grise achetée à crédit l'an dernier
Vitres baissées en roulant l'odeur des pins rentrait
Alors que l'aube d'un été à peine se levait

La nature les avait disaient-ils compris
Tout il fallait faire pour les anciens
Construire leur monde que nénni
Reproduire les actes répétés pour satisfaire leur bien

Dans ce cadre doré leur loi s'anoblit
Les années déferlent depuis la reptation
Des idées toutes faites aux heures de manipulation
Pour nourrir leurs aïeux au pied du lit.

 

 

Publié par Dhimwoe à 08:58:27 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Défiance des vagues à l'âme | 06 mai 2009

Les secousses du cœur s'alignent sur les battements
Projetés contre des bribes de corps vides libres au vent
Les pensées claires prennent forme en musique à notre oreille
Elles déambulent en ma tête pleine m'émerveillent
Sous des trajectoires où se mesure le faux du vrai
D'une fuite infinie engager vers un absolue blanc
Au reflet parfois luisant dans un tunnel étoilé

La sortie imaginée apparaît à l'aune mise au ban
Des regrets pourtant si lointains venus d'une autre ère
Qu'on pouvait y résister dans le laps de temps
Dédié aux annonces cruelles pourtant claires

Semées dans un champs de doute où se récoltent
Des formes de vies complètes de désillusion
Entre deux pages sèchent des feuilles mortes
De pétales pour limiter l'ennemi trahisons
D'un nous où perle l'envie au coin des tiges serviles
Encore fraiches et vertes de ces instants fragiles.


Publié par Dhimwoe à 07:16:26 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Roc oeil de mots | 27 avril 2009


Mes mots sourds fragmentent mes pensées
A n'en plus douter dès lors l'erreur s'est humanisée
Les courbes lisses de ton corps égalisées
Durent sur ton front plissé des formes ridées

L'écorché vif se traine dans les dédales des quartiers
Dissipe ses peurs d'inconnu à n'en pas douter
Pour seul terrible mystère sa réelle durée
Contre l'asphyxie il vaut mieux marcher

Peut être qu'un bol d'air l'amène à se renouveler
De son intérieur pourtant serpentent les alizés
Ses vents lointains auraient pu l'envoler
Car nullement si bas il aurait cru entrer

Les roues des camions tournent pour te transporter
Dans le feu d'une action librement inspirée
Parcourir l'amour monstre pour œuvrer
Dans un sens ici ou là tout est à recommencer.


Publié par Dhimwoe à 05:56:02 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Point aveugle | 13 avril 2009

 

Les nuits, lieu de non espace sont si courtes, voici matin
Les jours à attendre que le soleil s'éteigne deviennent longs
Seul des extraits de moments purs se figent pour de bon
Ils bâtissent l'instant présents et donne vie au lendemain

Dans l'après, l'infini luit et nous caresse
Il ouvre ses voies hors de nos frontières, du visible
De nos corps morts sortent des formes d'âmes sensibles
De celles que nous craignons de voir sans cesse


L'espace est si grand j'y entre grandit
Le soir enfin arrivé l'œil s'ouvre en miroir
Et laisse apercevoir un visage juste avant le noir
Un soupçon d'ombre dérive en ce regard épris.

Déroute et fiction couvrent de lierres les derniers morceaux
D'un autre au creux des vagues à peine effleuré
Un grain de sable dans la main pour bloquer
Les engrenages vu comme parfaits d'en haut.

Publié par Dhimwoe à 02:35:57 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

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